Marc GICQUIAUD

Né en 1929, l'auteur vit toute son enfance et une grande partie de sa jeunesse dans une Gendarmerie, dont son père est le Chef de Brigade. Sur la porte, de grandes affiches : "Engagez-vous, Rengagez-vous dans les troupes métropolitaines, coloniales". Cette période d'avant-guerre amène souvent dans les conversations les récits de 1914-1918, et des inquiétudes sur la montée en puissance d'Adolf Hitler (traduction française de Mein Kampf).

Entouré d'uniformes et de récits héroïques, influencé aussi par la littérature enfantine de ses illustrés glorifiant le sacrifice pour la Patrie, le gamin a l'ambition de devenir officier.

Il est élève de sa mère Institutrice, dans un village où l'enseignement se fait dans une classe unique. Bien qu'elle ne partage pas son admiration pour l'Armée (le grand-père maternel a été un des premiers socialistes), elle le prépare avec conscience au concours d'entrée en sixième au PRYTANÉE MILITAIRE de la FLECHE, luttant contre sa tendance trop prononcée à être "dans la lune".

Après l'Armistice de 1940, la convocation arrive enfin pour son admission, mais l'école est repliée à Valence (Drôme), de l'autre côté de la Ligne de Démarcation !

C'est cette histoire qui est contée dans "LE PETIT SOLDAT DES NUAGES".

Pour un enfant de onze ans sans expérience de la vie collective, et éloigné de sa famille sans possibilités de se revoir, ni de s'écrire librement, cet épisode, s'il est pénible, se révèle formateur d'une personnalité plus assurée.

Mais il reste quand même "Jean de la lune".

Il rentre chez lui après l'Occupation par les Allemands de la Zone Libre.

Plus tard, habitant à l'Ouest du COTENTIN, il connaît, dès les premiers jours, tout sur le débarquement et la guerre terrible qui se passe en face, sur l'autre rivage de la presqu'île. Très vite sa région est libérée.

Tout en gardant sa vocation de dévouement à un service, il décide alors de faire sa Médecine.

Ses aspirations le portent vers la Littérature, toutes ces années il écrit des poèmes "VISIONS, états, possessions, désirs" publiés actuellement dans un recueil : "HARMONIES", aussi une petite pièce de Théâtre "FRANÇOIS LES BAS BLEUS S'EN ÉGAIE" adaptation d'après VERLAINE. Ses études sont entrecoupées d'une hospitalisation et d'une longue immobilisation, renouvelées cinq ans plus tard.

Instruit par la maladie, il choisit, médecin au Sanatorium de Zuydcoote, de se consacrer à ceux qu'il y a connus : les Infirmes Moteurs d'Origine Cérébrale, Plurihandicapés.

Rencontrant SUZANNE FOUCHÉ, en communion avec elle par leur passé similaire, il accepte la responsabilité de l'INSTITUT LES TEMPLIERS à CORNUSSE (Cher). Il y restera vingt-cinq ans.

Durant cette période, il est très prolifique sur le plan de la publication d'articles sur le handicap, intervenant souvent dans des congrès ou des réunions diverses.

Un nouvel accident de santé, le ramène à sa réelle vocation d'écriture, et de rêve poétique : SURSAUTS, PETIT MONDE, BERRY, EXISTENCE, DIVERSIONS, recueillis dans "HARMONIES". Il relate des expériences et l'observation des autres dans des nouvelles, CLICHÉS D'INTÉRIEUR, TRANCHES DE VIE, FUTURS, publiées dans "SUR LE VIF". Il note et fait connaître les résultats de ses tâtonnements qui lui ont permis de composer et d'imprimer lui-même ces livres pour s'autoéditer : "COMMENT JE M'ÉDITE, DE L'ORDINATEUR À L'IMPRIMANTE".

 

Françoise GICQUIAUD

Françoise Gicquiaud est née à Paris en 1934 d'un père d'abord ouvrier, puis agent de maîtrise, aux Usines Renault et d'une mère secrétaire sténodactylo. Son enfance se passe à Châtenay-Malabry (La Butte Rouge). De 6 à 11 ans, elle connaît le début de la guerre de 39-45, dessine d'imagination, en écoutant la TSF, Hitler faisant ses discours devant une foule en délire de petits "bonshommes". Utilisant une boîte à nouilles longue percée de fentes en guise de visionneuse, elle s'amuse à regarder ses petits films composés sur des bandes de papier. Elle les propose en spectacle à sa famille.

Puis c'est l'Occupation des Allemands, les privations, les bombardements de Villacoublay, Orly, qui font trembler les murs de sa maison, les parachutes recherchés par les projecteurs la nuit, les éclats de bombes brûlants trouvés sous ses fenêtres.

Après des études secondaires au lycée Marie Curie à Sceaux et le Baccalauréat, elle est attirée par la profession d'infirmière puéricultrice, à laquelle elle renonce à cause d'une santé trop fragile. Elle est alors secrétaire médicale dans le service d'Hématologie de l'Hôpital Broussais. Elle y côtoie les malades, observe, admirative, les chercheurs de cette époque qui ont fait progresser énormément la médecine. Elle assure la dactylographie de nombreuses publications scientifiques, occasion pour elle d'enrichir ses connaissances.

Mariée en 1957 au docteur Marc Gicquiaud, alors étudiant en Biologie, elle est atteinte en même temps que lui de tuberculose pulmonaire.

Guéris, c'est ensemble qu'ils vont travailler au Sanatorium de Zuydcoote (Nord), lui comme médecin, elle comme secrétaire médicale puis secrétaire administrative.

Suivant son mari nommé médecin directeur à l'Institut médico-éducatif Les Templiers à Cornusse (Cher) en 1963 ; elle le seconde d'abord dans les tâches de gestion.

Mais c'est le contact avec les enfants qu'elle recherche. Émerveillée par le développement du langage de son fils Olivier, né en 1964, elle décide de faire ses études d'Orthophonie à Tours de 1969 à 1972 après avoir bénéficié de l'enseignement du Pr Tardieu à Garches. Elle est orthophoniste à Cornusse de 1972 à 1992, 20 ans au cours desquels elle se donne à l'éducation des infirmes moteurs, et plus particulièrement à ceux privés de langage articulé, de langage écrit et souvent de moyens gestuels de désignation. Elle utilise alors pour les aider à communiquer, des petits dessins qu'elle crée pour eux à mesure des besoins. Elle les munit peu à peu de pictogrammes qui deviendront un support pour l'expression de leurs besoins, leurs idées.

C'est pour les rééducateurs qui ont en charge ces enfants et adolescents qu'elle résume son expérience dans l'ouvrage : "PRATIQUE DE LA COMMUNICATION PAR PICTOGRAMMES ET MICRO-ORDINATEUR CHEZ L'INFIRME MOTEUR D'ORIGINE CÉRÉBRALE SANS LANGAGE ARTICULÉ".

Aimant aussi les animaux et vivant à la campagne, elle propose, en images, "LES BAVARDAGES DE PELUCHE".


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